Le coût total du projet a été de 26 millions USD, dont 11 millions financés par le Fonds pour l’environnement mondial, à travers la Banque mondiale, et le complément par les pays participants et la COI (à travers les activités d’autres projets, financés par l’Union européenne, tels que ProGeCo et les projets relatifs au secteur de la pêche).
Destiné à réduire les risques de pollution et à renforcer les capacités des Etats de la région à répondre aux situations d’urgence, le projet est d’ores et déjà cité comme un modèle en passe d’être répliqué dans d’autres régions du monde.
Le contexte
La prévention de la pollution marine est un enjeu prioritaire pour les îles de la COI. Plus de 30% du pétrole brut mondial (plus de 700 millions de tonnes) provient du Moyen-Orient et transite par l’océan Indien.
Chaque année, pas moins de 5000 navires longent ainsi le canal du Mozambique et passent entre les îles des Comores et l’atoll seychellois d’Aldabra (inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité), pour desservir l’Europe, l’Amérique et l’Asie.
Pour l’océan Indien occidental, reconnu comme un des hauts lieux de la biodiversité mondiale, un déversement accidentel d’hydrocarbures aurait un effet désastreux sur les ressources naturelles, dont dépendent des secteurs économiques majeurs comme le tourisme et la pêche.
Ce projet s’était donné pour objectifs majeurs de sécuriser des voies de navigation pour les navires-citernes, de renforcer les capacités de prévention et de lutte des neuf pays ciblés (cinq Etats membres de la COI, Kenya, Tanzanie, Mozambique et Afrique du Sud) et de créer un centre de coordination régionale.
L’équipe du projet a travaillé en collaboration avec divers partenaires, dont principalement l’Organisation Maritime Internationale (OMI) et le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM / France). La Réunion, à travers la direction des Affaires maritimes, a contribué vivement à la réalisation des activités, notamment aux Comores et à Rodriques.
Les principales réalisations
Les pays prenant part au projet ont bénéficié d’un appui de taille sur le plan de la gouvernance, de la formation d’experts, de la fourniture d’équipements et par la mise en place d’un dispositif pérenne de coordination régionale.
Parmi les principales retombées positives pour les pays participants et les populations côtières, on peut énumérer les réalisations suivantes :
Une sécurité maritime renforcée pour prévenir les déversements accidentels d’hydrocarbures et les risques liés en termes de vies humaines, de dommages écologiques irréparables et d’impacts économiques sur les secteurs les plus exposés (pêche, tourisme...). Une avancée rendue possible notamment par la création d’un « rail » de navigation pour sécuriser le passage des navires dans le Canal du Mozambique.
La mise en place d’un accord de coopération entre neuf pays signataires de la région, prévoyant une assistance mutuelle en cas de déversement d’hydrocarbures.
Chaque pays dispose à présent d’un plan de lutte contre les déversements d’hydrocarbures, décliné au niveau régional et local. De plus, du matériel de confinement et de récupération d’hydrocarbures en mer a été fourni aux pays, pour protéger les ressources et écosystèmes côtiers et marins.
Chaque pays détient désormais des cartes détaillées (Atlas) de ses zones côtières les plus sensibles, permettant de prioriser les interventions en cas de pollution.
Plusieurs dizaines d’experts ont été formés dans les pays bénéficiaires pour pouvoir gérer d’éventuelles situations de crise. De même, des formateurs ont été formés pour assurer la relève à long terme et la mise à jour des plans de lutte nationaux.
Des inspecteurs ont aussi été formés pour veiller à ce que les navires qui desservent la région respectent les normes internationales en vigueur.
La formation d’hydrographes, qui permet de mieux sonder les entrées aux ports de la région, un aspect essentiel pour l’élaboration des cartes de navigation.
Enfin, l’un des résultats du projet les plus prometteurs pour la région concerne la mise en place d’un centre régional de coordination, qui sera établi au siège du Sea Watch Center à Cape Town (Afrique du Sud), et qui doit entrer en activité au cours du 1er semestre 2013.
Une démarche pilote
Cité comme modèle par la Banque mondiale, l’OMI et l’Union européenne, la démarche de ce projet – et l’autoroute maritime créée dans le Canal du Mozambique – est en voie d’être répliquée dans d’autres régions du monde, telles que le Moyen Orient (Golfe d’Aden) et l’espace méditerranéen. C’est du moins dans ce sens que l’Union européenne a organisé une conférence en février 2012 à Tanger.
La Commission de l’océan Indien
Créée en 1982 à Port-Louis (Maurice) et institutionnalisée en 1984 par l’Accord général de Victoria (Seychelles), la Commission de l’océan Indien (COI) est une organisation intergouvernementale de coopération régionale qui regroupe cinq Etats membres : Comores, France/Réunion, Madagascar, Maurice, et Seychelles.
La COI s’est donné pour mission de resserrer les liens d’amitié et de solidarité entre les populations, et de bâtir des projets régionaux de développement durable, destinés à les protéger, améliorer leurs conditions de vie et préserver les ressources naturelles dont elles dépendent fortement. Seule organisation régionale africaine composée exclusivement d’îles, elle défend leurs intérêts insulaires sur la scène régionale et internationale, afin d’obtenir des mesures, des mécanismes et des financements appropriés.
Plateforme de coopération régionale, elle permet de mutualiser les ressources et les compétences pour mieux répondre à des problèmes souvent transfrontaliers. Elle contribue à structurer des réseaux régionaux d’hommes et de femmes pour partager des informations, des expériences et des bonnes pratiques, et ainsi tracer la voie d’un développement plus durable et solidaire.
Destiné à réduire les risques de pollution et à renforcer les capacités des Etats de la région à répondre aux situations d’urgence, le projet est d’ores et déjà cité comme un modèle en passe d’être répliqué dans d’autres régions du monde.
Le contexte
La prévention de la pollution marine est un enjeu prioritaire pour les îles de la COI. Plus de 30% du pétrole brut mondial (plus de 700 millions de tonnes) provient du Moyen-Orient et transite par l’océan Indien.
Chaque année, pas moins de 5000 navires longent ainsi le canal du Mozambique et passent entre les îles des Comores et l’atoll seychellois d’Aldabra (inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité), pour desservir l’Europe, l’Amérique et l’Asie.
Pour l’océan Indien occidental, reconnu comme un des hauts lieux de la biodiversité mondiale, un déversement accidentel d’hydrocarbures aurait un effet désastreux sur les ressources naturelles, dont dépendent des secteurs économiques majeurs comme le tourisme et la pêche.
Ce projet s’était donné pour objectifs majeurs de sécuriser des voies de navigation pour les navires-citernes, de renforcer les capacités de prévention et de lutte des neuf pays ciblés (cinq Etats membres de la COI, Kenya, Tanzanie, Mozambique et Afrique du Sud) et de créer un centre de coordination régionale.
L’équipe du projet a travaillé en collaboration avec divers partenaires, dont principalement l’Organisation Maritime Internationale (OMI) et le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM / France). La Réunion, à travers la direction des Affaires maritimes, a contribué vivement à la réalisation des activités, notamment aux Comores et à Rodriques.
Les principales réalisations
Les pays prenant part au projet ont bénéficié d’un appui de taille sur le plan de la gouvernance, de la formation d’experts, de la fourniture d’équipements et par la mise en place d’un dispositif pérenne de coordination régionale.
Parmi les principales retombées positives pour les pays participants et les populations côtières, on peut énumérer les réalisations suivantes :
Une sécurité maritime renforcée pour prévenir les déversements accidentels d’hydrocarbures et les risques liés en termes de vies humaines, de dommages écologiques irréparables et d’impacts économiques sur les secteurs les plus exposés (pêche, tourisme...). Une avancée rendue possible notamment par la création d’un « rail » de navigation pour sécuriser le passage des navires dans le Canal du Mozambique.
La mise en place d’un accord de coopération entre neuf pays signataires de la région, prévoyant une assistance mutuelle en cas de déversement d’hydrocarbures.
Chaque pays dispose à présent d’un plan de lutte contre les déversements d’hydrocarbures, décliné au niveau régional et local. De plus, du matériel de confinement et de récupération d’hydrocarbures en mer a été fourni aux pays, pour protéger les ressources et écosystèmes côtiers et marins.
Chaque pays détient désormais des cartes détaillées (Atlas) de ses zones côtières les plus sensibles, permettant de prioriser les interventions en cas de pollution.
Plusieurs dizaines d’experts ont été formés dans les pays bénéficiaires pour pouvoir gérer d’éventuelles situations de crise. De même, des formateurs ont été formés pour assurer la relève à long terme et la mise à jour des plans de lutte nationaux.
Des inspecteurs ont aussi été formés pour veiller à ce que les navires qui desservent la région respectent les normes internationales en vigueur.
La formation d’hydrographes, qui permet de mieux sonder les entrées aux ports de la région, un aspect essentiel pour l’élaboration des cartes de navigation.
Enfin, l’un des résultats du projet les plus prometteurs pour la région concerne la mise en place d’un centre régional de coordination, qui sera établi au siège du Sea Watch Center à Cape Town (Afrique du Sud), et qui doit entrer en activité au cours du 1er semestre 2013.
Une démarche pilote
Cité comme modèle par la Banque mondiale, l’OMI et l’Union européenne, la démarche de ce projet – et l’autoroute maritime créée dans le Canal du Mozambique – est en voie d’être répliquée dans d’autres régions du monde, telles que le Moyen Orient (Golfe d’Aden) et l’espace méditerranéen. C’est du moins dans ce sens que l’Union européenne a organisé une conférence en février 2012 à Tanger.
La Commission de l’océan Indien
Créée en 1982 à Port-Louis (Maurice) et institutionnalisée en 1984 par l’Accord général de Victoria (Seychelles), la Commission de l’océan Indien (COI) est une organisation intergouvernementale de coopération régionale qui regroupe cinq Etats membres : Comores, France/Réunion, Madagascar, Maurice, et Seychelles.
La COI s’est donné pour mission de resserrer les liens d’amitié et de solidarité entre les populations, et de bâtir des projets régionaux de développement durable, destinés à les protéger, améliorer leurs conditions de vie et préserver les ressources naturelles dont elles dépendent fortement. Seule organisation régionale africaine composée exclusivement d’îles, elle défend leurs intérêts insulaires sur la scène régionale et internationale, afin d’obtenir des mesures, des mécanismes et des financements appropriés.
Plateforme de coopération régionale, elle permet de mutualiser les ressources et les compétences pour mieux répondre à des problèmes souvent transfrontaliers. Elle contribue à structurer des réseaux régionaux d’hommes et de femmes pour partager des informations, des expériences et des bonnes pratiques, et ainsi tracer la voie d’un développement plus durable et solidaire.











